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Eglise de Verbier-Station

Dédiée au Coeur Douloureux et Immaculé de Marie.

Conçue par l'architecte genevois Jean Ellenberger qui lui a donné une forme arrondie pour rappeler celle d'un calice, elle est construite entre 1959 et 1961, consacrée en 1969 par Mgr Nestor Adam qui bénit également les cloches. La dédicace de la chapelle est célébrée le 15 août en la fête de l’Assomption de la Vierge Marie.

La grande cloche en do dièse à Notre Dame mère de l'Eglise, la moyenne en mi à Ste-Anne, la petite en fa à St-Augustin.

A l'intérieur, la grande croix ancienne près de l'autel rappelle la Croix-de-Cœur et la croix de la Chaux. Notons qu'elle accueille non seulement les messes, mais aussi des cérémonies œcuméniques et, depuis 1994, de nombreux concerts du Festival & Academy.

La restauration du choeur a été terminée cette année.  Elle a touché particulièrement les objets de culte du chœur.

ImageImage 

Rénovation et finition du chœur

L’église de la Station, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, a été inaugurée le dimanche 7 septembre 1969. Après la messe de consécration, Monseigneur Nestor Adam, Evêque de Sion, a encore béni les trois cloches, puis les enfants de Verbier les ont hissées au sommet du clocher.

Les études et la construction de l’église confiées à M. Jean-Marie Ellenberger, architecte à Genève, ont duré plus de dix ans (1958 – 1969). Pendant la même période, le Concile de Vatican II modifiait quelques pratiques rituelles pour la célébration des messes ; l’architecte en a partiellement tenu compte dans son projet mais, manquant de renseignements précis, le chœur est resté inachevé : le praesidium, l’ambon, la réserve eucharistique, la croix, n’ont pas trouvé la place qui leur était due par la nouvelle liturgie.
M. le chanoine Alexis Rouiller, premier curé de Verbier, a eu tout au long de son ministère le souci d’achever l’œuvre qu’il avait commencée avec M. Ellenberger ; il n’y est pas parvenu. Son successeur, M. le chanoine Louis-Ernest Fellay a patronné une étude proposée par les hôtes de la Station.  Le projet et la maquette n’ont pas été acceptés par la commission diocésaine d’art sacré.

Après sa nomination à la tête de la paroisse de Verbier, M. le chanoine Gilles Roduit a repris le projet mais a modifié le programme ; il a demandé de créer une sacristie dans le chœur. L’architecte J.-F. Michellod en a dressé les plans ; Camillo, artiste et orfèvre jurassien, a proposé un mobilier liturgique résolument novateur où le bronze se mélange au plexiglas comme le ciel et la terre se confondent à l’horizon de notre environnement.  Le Conseil de Paroisse souhaite réaliser ce projet, qui est conforme aux vœux de la CDAS et qui est supervisé avec grand dévouement par M. Pierre Froidevaux.


« Rédemption et Lumière »

Descriptif

Ensemble du mobilier liturgique

Le nouveau mobilier se présente dans son ensemble sous un aspect résolument novateur autant par l’apport des idées et leur réalisation que par le choix des matériaux.

Bronze et verre acrylique

Les deux matières se côtoient parlant chacune un langage fort, contrasté, complémentaire, riche en symboles. Dans l’espace qui leur appartient, elle se répondent.

Le bronze

Il fait référence au dur labeur de l’homme. Pour parvenir à la perfection de sa finalité, le bronze passe par l’épreuve du feu – tout comme l’homme d’ailleurs ! Ainsi transformé, épuré, le bronze évoque la force, la stabilité, la solidité.

A travers ces métamorphoses, l’homme puise également son courage pour s’élever jusqu’à la lumière du Christ représentée, elle, par le verre acrylique.

Verre acrylique

Dans le contexte qui nous préoccupe ici, le verre acrylique fait surtout allusion au Christ. Ses qualités telles que la transparence, la pureté, sa grande luminosité, ses effets de prisme sont autant de « talents » pouvant mettre en activité notre quête spirituelle.

Grâce à ce rayonnement les mystères de la Transfiguration, de la Résurrection ne sont-ils pas à portée de cœur ?
Meubles et objets

Autel           

Matériau : bronze + verre acrylique

La partie en bronze de l’autel est statique, elle symbolise la terre tandis que le verre acrylique représentant une table en forme de coupe – véritable réceptacle – symbolise la lumière du ciel.

L’autel étant éclairé par le haut par des spots (spotlight), toute la table devient de ce fait un champ de lumière.

Ambon

Matériau : bronze + verre acrylique

Inondé de lumière, le support biblique est ainsi paré pour recevoir la Parole, le Verbe.
Afin de pouvoir déposer des livres ou autres objets, un espace est prévu à cet effet.

Grande Croix

Matériau : verre acrylique

Haute de 3,20 m, large de 1,80 m, cette Croix-Lumière évoque la présence du Christ ressuscité. En pénétrant dans l’église, le fidèle se sent immédiatement attiré par ce foyer de clarté, par ce Christ libérateur, ce Christ offrant sa miséricorde.

Plusieurs spots doivent éclairer cette Croix réalisée entièrement en verre acrylique et décorée par diverses fractions de plaques acrylique-cathédrale.
Tabernacle

Matériau : bronze + verre acrylique + verre

Par sa transparence, le tabernacle permet une rencontre intime avec le Christ-Hostie présent dans le calice.

Incorporée dans le socle, la lumière éternelle déploie ses effets rougeâtres. (Le socle est en bronze).

 

Chandelier pour la Sainte Vierge

Matériau : bronze + verre

La statue est entourée de lumignons posés sur deux plaques de verre perforées soutenues par un socle en bronze.

Une tirelire y est également incorporée ainsi qu’une réserve pour lumignons.

Praesidium

Matériau : bois

Le praesidium compte trois sièges dont un réservé au prêtre célébrant. Ce dernier siège se différencie des autres par l’apport d’un dossier. Ainsi, par cette petite distinction, le Prêtre occupe la place qui lui est due : intermédiaire entre Dieu et les fidèles.

Chandelier pour cierge pascal

Matériau : bronze

Les sacristies

Matériau : Verre dépoli teinté vert

Les sacristies enserrent le chœur.  Elles sont de taille réduite pour ne pas hypothéquer l’espace ;  elles le referment pour centrer l’attention sur l’autel, l’ambon et la croix.

 

L’artiste : CAMILLO

Camillo est né en 1934 à Schönenwerd dans le canton de Soleure. Il fréquente quatre ans le collège Saint-Michel à Zoug.
Après avoir étudié le dessin et la sculpture chez Hans Trudel à Baden, il obtient un diplôme de décorateur et côtoie les arts graphiques.
Camillo ouvre un atelier de publicité et s’installe dans le Jura en 1964. Dès 1971, il se consacre entièrement à l’art.

Pétries, modelées par diverses techniques, les sculptures prennent le chemin de la fonderie pour y subir l’épreuve du feu. Tout en aimant les matières telles que : acier inoxydable, verre, albâtre, bois, plexiglas, Camillo privilégie le bronze.

Coulé, compressé, épuisé, rouge de douleur, le bronze sort de son moule. Pour agir, il faut attendre qu’il se refroidisse, qu’il devienne noir, signe certain d’un abandon total !
C’est là qu’intervient à nouveau l’artiste. Particularité à mettre en évidence : après la fonte, Camillo opère une seconde fois. Procédure peu commune si l’on sait qu’habituellement les artistes laissent aux professionnels de la font le soin d’achever leur ouvrage ! Camillo accompagne son œuvre jusqu’à ce qu’elle exprime, avec exactitude, le langage du créateur.

Si la matière a souffert, si elle doit souffrir encore, Camillo, lui, n’est pas épargné ! Outils à la main, il tranche, perce, ponce, soude, égalise, cisèle, sculpte, polit. Le travail est dur. Il faut une grande force physique pour satisfaire ce que l’intelligence et l’esthétique exigent. N’oublions pas que l’artiste Camillo est un esthète par définition et par nature !

Puis, l’œuvre prend forme. Petit à petit, elle offre sa réalité originelle, celle conçue dans l’imagination de Camillo. Alchimie, métamorphose, cheminement (on a envie de dire initiatique) ! Ainsi, de ces formes et teintes obscures naissent des dards solaires ou des rondeurs apaisantes. Le bronze se veut vivant, vibrant.

Si, dans les surfaces lisses Camillo se montre brillant, étincelant, volubile, il se souvient, conservant par endroits ses structures archaïques, rugueuses, sombres, qu’il reste lié à la terre. Instinctivement, il puise dans la stabilité de cette dernière l’énergie lui permettant de conquérir l’espace.

Dans le Jura, il a signé des sculptures monumentales, Pyramide de l’espoir à Porrentruy, une sculpture à Delémont (Centre Apollo), à Saint-François et à l’entrée de la vieille ville à Delémont, le mobilier liturgique de l’église Saint-Pierre à Porrentruy.

Camillo a participé à de nombreuses expositions collectives dans plusieurs pays. Ses œuvres ont été acquises par la Confédération, plusieurs cantons, des banques, des musées, des collections privées.

 

Création Lcweb.ch - 2008


Réalisation Lcweb.ch - Laurence Dubosson - Monvillage.ch- Village du Valais